Sauvegarde et continuité
La sauvegarde des données est le dernier recours en cas de suppression accidentelle, de panne matérielle ou d’attaque. Elle repose sur une stratégie qui définit ce qui est sauvegardé, à quelle fréquence, combien de temps les copies sont conservées et où elles se trouvent. Le plan de reprise d’activité, lui, décrit les procédures à suivre lors d’un sinistre majeur pour remettre l’entreprise en marche.
Nous définissons cette stratégie avec vous, nous mettons en place les sauvegardes et, dans nos contrats, nous les surveillons au quotidien.
La stratégie de sauvegarde
Ce qui est sauvegardé
Les données d’une PME se trouvent principalement à deux endroits. Microsoft 365 pour les boîtes mail, les fichiers SharePoint et OneDrive et les conversations Teams. Les serveurs, les machines virtuelles et les bases des logiciels métier pour le reste. Microsoft s’engage sur la disponibilité de son service, pas sur la récupération des données de ses clients. Nous sauvegardons donc Microsoft 365 dans un espace séparé de votre environnement, auquel vos comptes n’ont pas accès. Une suppression, le départ d’un collaborateur ou un chiffrement mené depuis un compte légitime n’atteint pas ces copies.
La règle 3-2-1 et les copies immuables
La règle 3-2-1 est le principe de référence en matière de sauvegarde. Trois copies des données, sur deux supports différents, dont une conservée hors site. Elle protège des situations où un même événement atteint les données et leur sauvegarde, un incendie, un dégât d’eau ou un chiffrement.
Une sauvegarde immuable ne peut être ni modifiée ni supprimée pendant la durée définie, y compris par un compte administrateur. Les rançongiciels, ou ransomware, cherchent en premier lieu à détruire les sauvegardes avant de chiffrer les données. L’immutabilité est ce qui les en empêche.
La fréquence des sauvegardes et la durée de conservation des copies se décident avec vous et figurent au contrat. Les copies sont hébergées en Suisse, à Genève ou à Zurich.
Le RPO et le RTO
Deux paramètres déterminent le dimensionnement de la stratégie. Le RPO correspond au volume de travail qu’une entreprise accepte de refaire, et fixe la fréquence des sauvegardes. Le RTO correspond au temps d’arrêt qu’elle accepte, et fixe les moyens à mettre en œuvre pour restaurer. Ils se définissent activité par activité et déterminent le coût du dispositif.
La surveillance des sauvegardes
Une sauvegarde qui échoue produit une erreur, et cette erreur se voit. Une sauvegarde qui cesse de se lancer ne produit rien du tout, et son absence peut passer inaperçue pendant des semaines. Quand la sauvegarde fait partie de votre contrat, nous la surveillons donc chaque jour et nous vérifions deux choses. Que la sauvegarde a bien eu lieu la nuit précédente, et qu’elle s’est terminée sans erreur ni donnée écartée.
Le test de restauration va plus loin. C’est la seule vérification qui établit qu’une sauvegarde est exploitable. Il est conduit une fois par an sur un échantillon convenu avec vous, dans nos paliers Standard et Premium.
Le plan de reprise d’activité
Le plan de reprise d’activité, ou DRP, est la procédure appliquée lors d’un sinistre majeur. Il définit l’ordre dans lequel les activités redémarrent, les responsabilités de chacun, les personnes à prévenir et les modes de fonctionnement provisoires pendant la remise en service.
Nous l’établissons avec vous, puisqu’il repose sur des décisions qui relèvent de l’entreprise, et nous le testons ensuite en conditions réelles. C’est un projet distinct de la sauvegarde.